Décryptage – Une richesse à préserver

A Suresnes, plus de 600 espèces végétales et animales cohabitent. Pour les protéger, la Ville réalise des inventaires, crée des aménagements spécifiques et met en place de nombreuses actions afin de favoriser un développement en harmonie avec la nature.

Animaux, plantes, champignons, micro-organismes… À Suresnes, la nature dans toute sa diversité s’observe dans les parcs, sur les berges de Seine, dans les cimetières, les cours d’école, sur les balcons et dans les jardins. Oiseaux, insectes pollinisateurs, petits mammifères ou plantes spontanées participent à cet équilibre vivant, essentiel à la qualité de vie des habitants.
Préserver cette biodiversité est un enjeu majeur face à l’urbanisation et au changement climatique. Elle contribue à rafraîchir la ville, à améliorer la qualité de l’air, à limiter les inondations

Un engagement concret

Des nichoirs à mésanges, précieuses alliées dans la régulation naturelle des insectes, ont par exemple été installés dans les espaces verts; des gîtes à chauves-souris ont été mis en place pour offrir des abris à ces espèces protégées ; des trames écologiques ont été construites pour que les animaux circulent en sécurité. Deuxième enjeu : mieux connaître la biodiversité locale. Si en 2024, la Ville a réalisé un Atlas de la biodiversité recensant les différents inventaires depuis 1950, de nouvelles études sont actuellement en cours. L’une d’elles est notamment menée avec des naturalistes pour mieux comprendre la présence des chauves-souris, leurs déplacements et leurs besoins. En parallèle, les agents du service Parcs et jardins réalisent des inventaires naturalistes au parc des Landes. Ces observations de terrain permettent d’identifier les espèces présentes, de suivre leur évolution et ’adapter les actions de la Ville en conséquence, avec un objectif clair : continuer à faire de Suresnes un lieu où la nature a toute sa place, et où le patrimoine vivant est préservé.

37 espèces protégées à Suresnes, dont : 

Le martinet noir, la chauve-souris, la mante religieuse, le papillon flambé, le verdier d’Europe, le serin cini et 3 espèces orchidées.

Quelques espèces rares en Île-de-France

  • Le milan noir (rapace plutôt présent en Russie et en Asie)
  • Le mars changeant (espèce de papillons de jour)
  • L’orite à longue queue, le roitelet triple bandeau ou le pic épeiche (oiseaux vivant surtout en forêt)

341 espèces de plantes présentes 

Un inventaire scientifique rigoureux

« Pour inventorier la biodiversité, j’utilise des protocoles scientifiques rigoureux. Pour les oiseaux, je réalise trois sessions de mi-mars à début juin, la période de reproduction et de nidification. Je commence vers 8h, quand ils chantent le plus. Sur cinq points d’écoute, j’observe et j’écoute pendant vingt minutes, en notant chaque espèce vue ou entendue. Pour les reptiles, j’installe des plaques au sol en milieux herbacés : elles leur servent d’abri et permettent leur observation lors des relevés. En mai, j’ai recensé la flore dans les prairies et les zones boisées. Autre outil précieux : deux pièges photo pour suivre les mammifères nocturnes.
Je les installe une dizaine de jours près d’endroits stratégiques, comme des terriers de renards. Et bientôt, ce sera l’inventaire des papillons, en suivant le protocole Propage. »

Audrey Goret, stagiaire naturaliste à la ville de Suresnes et autrice des photos d’animaux illustrant le dossier du Suresnes Mag. 

 

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