Agents de la Ville, associations, passionnés : tous racontent leur lien avec la nature et le vivant, fait de gestes concrets et d’attention au quotidien. Ils montrent la voie pour vivre la ville d’une nouvelle façon, attentive et respectueuse.
Photos : Yazid Menour / Ville de Suresnes
Agir à son échelle
« La nature en ville est une véritable chance.
Elle contribue au bien-être des habitants, diminue la température l’été lors des fortes chaleurs, nous donne la chance de vivre dans un milieu plus vert, moins bétonné. Développer et préserver la biodiversité en milieu urbain est une question d’équilibre, de symbiose, de partage. La Ville, les associations, les habitants : chacun doit agir à son échelle pour préserver ce patrimoine, qui est une richesse. » – Delphine Fang, Responsable de l’unité du patrimoine arboré au service Parc et jardins de la ville
Se reconnecter à la nature

Nous intervenons aussi dans les écoles pour sensibiliser les plus jeunes à des thématiques liées à la biodiversité et à l’environnement : dérèglement climatique, dangers du plastique, bienfaits du compost… » – Virginie Teulet, Fondatrice et présidente du Crocus et Coquelicot
Préserver la flore

Prendre soin de la terre
« Le lien au vivant est essentiel, notamment pour apprendre à
bien se nourrir et comprendre l’importance des circuits courts, de l’agriculture biologique, de la production locale. Nous proposons aux Suresnois de cultiver leurs propres végétaux sur des parcelles collectives, dans une démarche de permaculture. Dans la même logique, nous animons également un atelier jardinage chaque semaine pour une classe de CE2 de l’école Vaillant Jaurès, afin d’apprendre aux nouvelles générations à prendre soin de la terre, pour préserver la vie. » – Pierre-Eric Randrianarisoa, Président d’Une Seconde Nature en Ville
Recenser les chauves souris
« À la demande de la Ville, nous allons installer en juin puis en septembre des capteurs à ultrasons en différents endroits de Suresnes. Les chauves-souris, mammifères nocturnes, se déplacent et chassent grâce à l’écholocation: elles émettent des ultrasons inaudibles pour l’oreille humaine. Chaque espèce possède une signature acoustique spécifique. L’analyse de milliers d’enregistrements nous aidera à identifier les espèces présentes sur le territoire. Sur les 35 recensées en France, une vingtaine vivent en Île-de-France. Cet inventaire servira à formuler des recommandations pour préserver leurs habitats et leurs gîtes.»- Quentin Rony, Chiroptérologue, fondateur d’Alcathoé
Connaître et protéger son environnement
« Aujourd’hui, on a appris à fabriquer un lombricomposteur.
On met des déchets humides, comme les plantes, et des déchets secs, comme le carton, pour que ce soit équilibré. Les vers de terre mangent ensuite les déchets et l’eau récupérée sert à faire pousser les plantes. J’aimerais bien en installer un chez moi avec mes parents. Après, l’animatrice nous a fait deviner les plantes aromatiques : c’était mon atelier préféré. Je m’y connais un peu parce que j’en ai planté sur mon balcon il y a quelques jours ! » – Alyssa, 9 ans, élève en CE2 à l’école Estienne d’Orves
Sensibiliser les enfants… et leurs parents

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