Plan climat-énergie territorial (PCET)

Représentation de la terre posée sur un gazon.

Le changement climatique est une réalité qui ne fait plus débat scientifique, il y a urgence à généraliser la mise en œuvre de politiques publiques adaptées. L’objectif d’un Plan climat énergie territorial (PCET) est de définir et d’impulser des actions qui permettront de réduire les émissions de gaz à effet serre (politique d’atténuation) et en même temps de réduire la vulnérabilité du territoire face au changement climatique (politique d’adaptation).

Cette démarche est volontaire à Suresnes (le PCET n’étant obligatoire que pour les territoires de plus 50 000 habitants) et s’inscrit dans la continuité de la démarche éco-exemplaire de la ville initiée en 2009 sur le quartier Écluse-Belvédère et actuellement étendue sur l’ensemble du territoire.

Notre PCET doit également être compatible au niveau régional avec le Schéma Régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) et le Plan de protection de l’atmosphère (PPA).

De ce fait, la ville de Suresnes, s’engage pleinement dans la mise en œuvre de ce projet de territoire caractérisé par des ambitions chiffrées de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation du territoire dans des contraintes de temps.

Objectifs du PCET

  • dès 2020 : atteindre l’objectif européen des 3×20%, c’est à dire la réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, l’amélioration de 20% de l’efficacité énergétique et l’atteinte de 20% de la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie ;
  • dès 2050 : atteindre le facteur 4, c’est-à-dire la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990

De quelle manière est mis en œuvre le PCET ?

Le PCET se structure autour de deux types d’actions visant à répondre à deux enjeux complémentaires :

  • l’atténuation, c’est-à-dire la limitation de l’impact du territoire sur le climat, par la réduction des émissions de gaz à effet de serre
  • l’adaptation, c’est-à-dire la réduction de la vulnérabilité du territoire dans un contexte où les impacts du changement climatique ne pourront plus être intégralement évités, même avec d’importants efforts d’atténuation

Qui est concerné ?

Le PCET concerne tous les acteurs évoluant sur le territoire, voire parfois en dehors, dès lors qu’ils génèrent des émissions de gaz à effet de serre ou qu’ils peuvent subir des dommages liés au changement climatique. Dans ce sens, la collectivité, les habitants, les entreprises et leurs salariés, les étudiants, sont concernés par ce projet.

Le PCET en 6 axes

Les consommations du patrimoine bâti de la collectivité représentent le deuxième plus gros poste émetteur de GES. Suresnes est consciente de ce constat et œuvre à la réduction des consommations énergétiques de leur patrimoine.
Cet axe répond à plusieurs objectifs :

  • réduire les consommations énergétiques de 5% par des comportements plus sobres
  • diminuer la production de déchets de 7% et systématiser le tri et le recyclage dans tous les services
  • tendre vers la rénovation de 4% du parc tertiaire public par an (en surface) avec un gain énergétique supérieur à 50%

Exemples d’actions :

  • en 2016, la ville a inscrit dans son plan pluriannuel d’investissement un total de 1 000 000 € de travaux pour l’optimisation des consommations d’énergie des bâtiments
  • la ville tend à la généralisation de la gestion alternative des espaces publics, sans pesticide ni produit chimique

61% du parc d’habitation Suresnois a été construit avant la première réglementation thermique de 1975. Il convient donc d’encourager la rénovation du parc de logements, et de développer de la production d’énergies renouvelables (géothermie, biomasse…).

Exemples d’actions :

  • la ville de Suresnes en partenariat avec les villes de Nanterre et Rueil-Malmaison a entamé courant 2015 la réalisation de son schéma directeur des réseaux de chaleur afin d’étudier l’opportunité d’intégrer des énergies renouvelables dans le réseau de chaleur Suresnois (actuellement au gaz)
  • la ville de Suresnes poursuit son action de sensibilisation auprès des habitants en proposant la réalisation de photographies infrarouges des bâtiments (2011 thermographie aérienne, 2016 thermographie de façade des bâtiments)

Le secteur des transports représente 17 % des émissions totales du territoire, moitié moins que la moyenne nationale. Ce résultat s’explique par la forte densité urbaine de notre territoire et au fort maillage de transports en commun déjà existant.

Cet axe répond à plusieurs objectifs à atteindre au niveau du territoire pour l’horizon 2020 :

  • réduire de 2% les trajets en voiture particulière et « deux roues » motorisés thermiques
  • augmenter de 10% les trajets en mode actifs (marche à pied, vélo, etc.)
  • augmenter de 20% les trajets en transports en commun

Exemples d’actions :

  • la ville de Suresnes accompagne financièrement les habitants du territoire à acquérir un vélo à assistance électrique
  • les villes de Suresnes, Nanterre et de Rueil-Malmaison réalisent conjointement un schéma directeur cyclable qui a comme objectif d’étendre et d’optimiser le réseau cyclable

La production et la consommation de biens et de services, avec la pression sur les ressources et les milieux naturels qu’elles exercent, sont une des causes importantes de dégradation de l’environnement et du changement climatique. Le secteur tertiaire est le 1er secteur d’émission de gaz à effet de serre du territoire avec une part de 27 %.

Exemples d’actions : 

  • mise en place de la première ressourcerie du territoire des Hauts-de-Seine
  • étendre le parc des 80 jardins familiaux déjà existants sur le territoire

Avec une densité supérieure à 10 000 hab/km² et un parc bâti ancien le parc résidentiel et tertiaire de la ville de Suresnes est le plus gros poste émetteur de CO2 de la ville avec 36 205 t CO2e. De même avec plus de 14 000 tonnes de déchets incinérés par an, le territoire de Suresnes se doit de continuer d’agir afin de réduire son empreinte écologique.
Partant de ces constats, la Ville réfléchit à un aménagement et une gestion du territoire plus économe en ressources (eau, sols…) et respectueux des milieux naturels (biodiversité, qualité de l’air…)

Exemples d’actions :

  • mieux intégrer des critères d’aménagement durable dans les projets d’aménagement
  • poursuivre le plan d’actions du Programme local de Prévention des déchets qui vise à réduire de 7% la quantité de déchets produites en 5 ans.
  • mettre en œuvre une charte chantier propre pour l’ensemble des opérations d’aménagement du territoire

L’étude de vulnérabilité a montré que les deux modifications du climat, auxquelles le territoire sera le plus soumis, sont l’augmentation de la récurrence et de l’intensité des épisodes caniculaires et l’évolution du régime annuel des précipitations. Par conséquent, le territoire doit prendre des mesures pour s’adapter.

Exemples d’actions :

  • améliorer la gestion de la ressource en eau, avec comme objectif l’infiltration des pluies courantes (8 mm) dans le sol lors des nouvelles opérations d’aménagement
  • identifier les zones d’îlots de chaleur urbains et les résorber
  • préserver les espaces verts et développer les zones végétalisées, intégrer et utiliser l’eau en ville pour ses capacités thermorégulatrices

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×