Lycée Paul Langevin : Près de 100 ans d’histoire

À l’aube de son centenaire, le lycée Paul Langevin appelle tous ses anciens élèves, lors de ses portes ouvertes, samedi 31 janvier de 9h à 13h, à venir déposer leurs témoignages ou confier des documents. Ces actions permettront au lycée de préparer la commémoration qui se déroulera en 2027.
Contacts :
01 47 72 20 13 
ce.0920147k@ac-versailles.fr
Instagram

Retour sur les évènements qui ont marqué le lycée Paul Langevin durant un siècle. 

En 1927, sous la volonté d’Henri Sellier, le Maire de Suresnes à l’époque, est créé le groupe scolaire Voltaire. Il était constitué d’une école maternelle, de deux écoles élémentaires, filles et garçons et de trois structures d’enseignement primaire supérieur. L’architecte est Maurice Payret-Dortail (1874-1929). Il connaît bien les principes hygiénistes qui étaient chers à Henri Sellier. Il concevra même quelques années plus tard la maison du Maire de Suresnes, rue Merlin de Thionville.

Plan du groupe scolaire Voltaire (ou Payret-Dortail), actuel lycée Paul-Langevin

 

Pour le groupe scolaire Voltaire, il conçoit une piscine très avant-gardiste : le bassin en béton repose sur des ressorts posés sur plots en béton qui bougent avec un système de roulement pour encaisser les mouvements du bassin lors du remplissage ou de la vidange.

En 2017, cet espace est transformé par l’architecte du patrimoine Catherine Proux pour faire une salle des professeurs dans la piscine et un CDI dans le gymnase. Le sol de la salle des professeurs du lycée est au niveau de l’eau autrefois. Les douches et vestiaires accueillent à présent des postes de travail informatiques pour les professeurs.

à gauche : la piscine construite par Maurice Payret-Dortail
à droite : la piscine transformée après les travaux de réhabilitation

 

Ce n’est qu’en 1948 que le complexe prendra le nom du physicien Paul Langevin, et il faudra attendre 2 ans pour qu’il se transforme en lycée pour s’adapter aux besoins et méthodes d’enseignement au fil des décennies.

En mémoire des professeurs et des élèves du lycée fusillés ou déportés pendant la Seconde Guerre mondiale, un recueil de biographies a été réalisé, conservé par le proviseur. Parmi eux, Claude Burgod, professeur d’enseignement commercial au lycée de 1931 à 1942, a été volontaire de la Résistance, et est mort au camp de concentration nazi de Flossenbürg le 21 mars 1945. L’une des quatre rues qui entoure le lycée porte son nom. Juste au-dessus de la stèle : La déclaration des droits de l’enfant. Bernard Courtault, résistant, ancien brillant élève du lycée puis étudiant à l’École normale d’instituteurs de la Seine, a été arrêté le 12 juillet 1943 puis fusillé au Mont-Valérien le 3 novembre 1943. L’une de ses lettres a été conservée.

(extraits) : « Mon très cher papa, cette fois c’est fini. A huit heures je serai fusillé… Du courage mon petit papa… Le nom des Courtault s’éteint avec moi… Je n’ai pas peur de mourir […] J’ai été heureux pendant les vingt ans que j’ai vécus sur la Terre […] Je meurs en bon chrétien. Je viens de communier. Priez pour mon âme […] Je vais mourir avec le sourire en coin « à la Courtault » […] J’ai l’impression qu’on a été très sévère avec moi. Mais je mourrai bravement, sois en assuré […] Rappelez de temps en temps mon souvenir à mon Janot. Je l’aimais tant […] »
Lettre de Bernard Courtault affichée dans le bureau du proviseur

 

Dans la même année que la transformation de l’établissement en lycée, l’Etat commande trois fresques au peintre ukrainien Youla Chapoval (1919-1951) qui aujourd’hui ornent l’escalier de l’ancienne entrée du bâtiment E, côté rue Claude Burgod.

Fresque de Youla Chapoval (1919-1951)

 

En 1996, Le lycée d’enseignement général et technologique de Suresnes est inscrit parmi les monuments historiques partiellement classés. Avec le gymnase et la piscine ainsi que :

  • Le Bûcheron, Paul Richer
    Inscrit depuis 2001 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
  • Les vases Elysées
    Deux vases Elysées en grès exécutés par la manufacture de Sèvres ornaient la cour d’honneur. Inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments. historiques, les vases et leurs socles ont été replacés à l’intérieur d’un bâtiment après restauration.
  • Patrimoine végétal
    Les cèdres de la cour située devant les services administratifs dominent à présent le quartier. Cette cour va être désimperméabilisée en retirant progressivement le goudron que les racines s’emploient à soulever.

 

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×