Les jardiniers de la Ville s’adaptent sans cesse pour répondre aux défis climatiques, favoriser la biodiversité et transmettre les bonnes pratiques aux plus jeunes. Un travail de terrain qui contribue chaque jour au cadre de vie des Suresnois.
Moins d’eau, plus de natureLongtemps, le fleurissement des villes s’est appuyé sur des plantes annuelles gourmandes en eau et nécessitant un entretien important. Depuis une quinzaine d’années, les équipes privilégient des essences plus résistantes et durables, pour concilier esthétique et sobriété. La Ville applique également une gestion différenciée des espaces verts. Les secteurs les plus fréquentés, comme les abords de l’hôtel de ville, bénéficient d’un entretien régulier, tandis que d’autres espaces conservent volontairement un aspect plus naturel. « L’objectif est de proposer des espaces agréables tout en limitant les consommations d’eau et les interventions inutiles », explique Pascal Friggeri, responsable du fleurissement. |
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Des espaces vivantsCette évolution s’accompagne d’une gestion plus écologique des espaces verts. Exit la taille systématique « à la française » : certains secteurs sont laissés plus libres afin de favoriser la petite faune. Tas de bois, troncs morts ou zones volontairement moins entretenues deviennent ainsi de véritables refuges pour les insectes, les oiseaux et les petits mammifères. « Ces aménagements permettent à la faune de s’abriter, de nicher ou encore de se reproduire. Chaque espace peut jouer un rôle dans la préservation de la biodiversité », souligne Sébastien Collard, chef du service Parcs et jardins. |
Des semis aux massifsDans les serres municipales, les jardiniers œuvrent toute l’année. Dès le mois de mars, les premiers semis sont lancés : tomates, persil, courgettes, tournesols ou basilic sont cultivés pour les écoles dans le cadre d’animations pédagogiques. À partir du mois de mai, les plantes commandées auprès des producteurs sont réceptionnées puis mises en culture dans les jardinières. Une fois suffisamment développées et fleuries, elles prennent place dans l’espace public. Certaines vivaces sont divisées puis remises en culture avant d’être réimplantées dans les massifs municipaux. Une manière de limiter le gaspillage tout en maîtrisant les coûts et les ressources. Les serres accueillent également des plantes vertes et tropicales utilisées ponctuellement lors des cérémonies, réceptions officielles et événements de la Ville. |
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La transmission aux plus jeunesAu-delà de l’entretien des espaces verts, le service Parcs et jardins mène des actions de sensibilisation auprès des scolaires. Laura Rocamora anime, avec le service Transition écologique, des ateliers pédagogiques destinés aux écoliers. « J’essaie de transmettre aux enfants une attention à la nature, de développer leur intérêt pour leur environnement et de leur apprendre des gestes simples pour en prendre soin », explique la référente animation. En mai dernier, 26 classes élémentaires ont participé à ces rendez-vous organisés dans différents quartiers. |
| 18 jardiniers mobilisés toute l’année
2 serres municipales
26 classes élémentaires sensibilisées en mai 2026 |



