En coulisses avec une auxiliaire de vie

Soutenir l’autonomie, créer un environnement agréable et sûr, entretenir le lien social…
C’est la ligne de conduite des auxiliaires de vie de la Ville, dont fait partie Geneviève, que
nous avons suivie lors de ses visites. Elles accompagnent les personnes retraitées de 60 ans et plus ou handicapées, justifiant d’une perte relative d’autonomie dans les tâches de la vie quotidienne. Vieillir à la maison, grâce à elles, c’est possible.

En Chiffre :

  • 20 auxiliaires de vie employées par la Ville
  • 231 personnes accompagnées en 2025
  • 21 170 heures d’accompagnement

 

L’art de « faire avec »

Raymonde est l’une des 231 personnes âgées accompagnées par les auxiliaires de vie de la Ville. À 87 ans, et malgré des prothèses qui ne lui rendent pas la vie facile, elle s’efforce « d’accomplir beaucoup de choses toute seule». Geneviève vient 2 heures par semaine et elles font ensemble les courses, un peu de ménage, les démarches administratives et, de plus en plus, les rendez-vous médicaux en visio. Tout ce qui peut être fait seule est un levier d’autonomie. « Mon rôle est de lui faciliter la vie », résume Geneviève.
Les auxiliaires sont diplômées et formées en continu : gestes qui sauvent, gestion du stress, prévention de la maltraitance. Elles participent à des réunions de service et à des groupes d’analyse des pratiques animés par la psychologue du CCAS : éthique, déontologie, retours d’expérience.

Des diplômes pour un métier exigeant

Mille petites choses

Le service s’adapte au niveau d’autonomie de la personne : préparation des repas, toilette, entretien du linge et du logement, courses, démarches en ligne. La finalité étant de permettre à chacun de vivre chez soi le plus longtemps possible. Le lundi, Geneviève aide Michèle, 80 ans, à préparer le repas pendant une heure… et veille au reste : « c’est ma personne de confiance », confie Michèle, qui apprécie « les mille petites choses » faites pour elle. « J’ai besoin d’un nouveau lave-linge, Geneviève m’aide à en trouver.

Un service cadré

À chaque nouvel accompagnement d’une personne âgée par une auxiliaire de vie, un livret d’accueil et un contrat précisent les missions, les horaires et la coordination (famille, aidants, services de soins à domicile). Ce service municipal est payant, même si les tarifs sont inférieurs à ceux du secteur privé. Ils sont calculés en fonction des aides du Département et des caisses de retraite (notamment l’allocation personnalisée d’autonomie, APA).

Rayon de soleil

Trente ans de métier, et la même conviction : l’essentiel se joue dans la relation. « Ces personnes, ce ne sont pas juste des adresses », confie Geneviève. Au-delà des gestes, on encourage, on distrait, on apporte un soutien moral, on recueille les confidences. « J’essaye d’apporter un peu de soleil. » Parfois, l’auxiliaire est la seule visite de la semaine. Et il y a la vigilance : repérer un changement d’humeur, un objet déplacé, un détail qui cloche… autant de signaux qui alertent sur un souci de santé, une fragilité, ou même des visites indésirables.

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×