Trier fait désormais partie du quotidien de nombreux habitants. La Ville développe une politique de collecte de l’ensemble des déchets, textiles compris. Mais que deviennent les vêtements déposés dans les bornes ? De l’espace public jusqu’au centre de tri, immersion au cœur d’une filière où chaque geste a son importance.
| Les bornes textiles font désormais partie du paysage urbain, mais elles ne sont pas toujours utilisées à bon escient. Pour ne pas compliquer le travail de tri et fragiliser toute la chaîne de valorisation, une règle simple : les textiles doivent être propres, secs et déposés dans des sacs bien fermés. Vêtements, linge de maison ou chaussures ont ainsi toutes les chances de connaître une seconde vie. À Suresnes,les 27 bornes textiles s’intègrent dans le réseau du Relais Val de Seine, qui compte près de 1000 bornes sur quatre départements. Toutes sont implantées à moins de 100 kilomètres du centre de tri, afin de limiter l’impact environnemental des transports. |
Des bornes pas comme les autres |
Un partenariat vertueux |
Depuis octobre 2025, la collecte textile à Suresnes est confiée au Relais Val de Seine, acteur historique de l’économie sociale et solidaire, basée dans les Yvelines. Sa mission est double : valoriser les textiles usagés et favoriser l’insertion professionnelle de personnes éloignées de l’emploi. Le Relais assure également la réparation et la maintenance des bornes. Les signalements des habitants jouent un rôle clé pour identifier rapidement les bornes dégradées ou vandalisées et préserver la qualité du service. |
| Les textiles collectés sont acheminés vers le centre du Relais Val de Seine, à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Ils y font l’objet d’un tri minutieux, selon leur type, leur matière et leur état. Au total, 53 % des textiles sont orientés vers le réemploi, 45 % vers le recyclage et 2 % partent à l’incinération. Les vêtements encore portables sont revendus dans les friperies solidaires du réseau « Le Relais la boutique ». Une partie des pièces de qualité est également exportée, notamment vers l’Afrique, dans le respect d’un cahier des charges strict garantissant la protection des marchés locaux. Les recettes générées permettent de financer les emplois et l’accompagnement social des personnes en parcours d’insertion. |
Du tri à la seconde vie |
Rien ne se perd (ou presque) ! |
Les textiles trop usés sont transformés en chiffons industriels, en fibres recyclées ou en produits innovants comme Le Métisse, un isolant thermique et phonique conçu et fabriqué par Le Relais. D’autres matières trouvent une nouvelle forme grâce à l’upcycling : sacs, housses ou accessoires. À noter : jouets et livres ne doivent pas être déposés dans les bornes textiles. Vous pouvez les donner à la Ressourcerie de Suresnes, le mercredi et le samedi de 13h à 17h (27 ter rue Albert Caron). |
| Aujourd’hui, le principal défi n’est pas l’absence de solutions de valorisation, mais l’augmentation constante des volumes collectés. Les quantités de textiles progressent plus rapidement que les capacités de tri, de réemploi et de recyclage. Face à cette pression, la filière s’adapte, innove et se restructure. Pour autant, le geste citoyen reste déterminant. Réduire les achats, privilégier des vêtements durables et les porter plus longtemps sont autant de leviers pour préserver l’équilibre de cette filière et réduire son bilan carbone. |
Une filière sous pression -27 bornes textiles à Suresnes |