Scodio, de son vrai nom Baptiste Dioré, propose un festival culturel « pensé par les jeunes et pour les jeunes ». Soutenu par la Ville, l’événement aura lieu samedi
30 mai. Rencontre avec ce Suresnois passionné.
Quel est votre rapport à la musique ?
J’ai grandi à Suresnes, mais aussi en Afrique du Sud de mes 7 à 16 ans, dans une famille de musiciens. J’ai baigné dans la musique et le mélange des cultures, j’ai joué du violoncelle et de la batterie dès mon plus jeune âge, et, depuis que je suis ado, j’ai un home studio dans lequel je crée mes morceaux. J’ai fait des études pour devenir ingénieur du son. Il y a six ans, j’ai décidé de me lancer dans la musique de manière professionnelle, en tant qu’auteur-compositeur-interprète, spécialisé dans la MAO (musique assistée par ordinateur), sous le nom d’artiste Scodio.
Comment est née l’idée de créer un festival, et pourquoi à Suresnes ?
Il y a deux ans, j’ai eu la chance de participer à la fête de la musique organisée par l’ASD (As sociation du Site de la Défense), puis de jouer lors du gala des jeunes talents et aux Assises de la jeunesse, l’année dernière. Ces premières expériences de la scène m’ont donné envie d’en vivre d’autres, mais aussi de partager la lumière avec d’autres artistes émergents. J’avais également à cœur de proposer aux Suresnois un événement culturel porté par les jeunes et pour les jeunes : c’est une demande qui est revenue plusieurs fois lors des Assises de la jeunesse. C’est ainsi qu’est né Shockwaves, un mini-festival solidaire qui proposera musique, exposition et DJ sets. Les fonds seront entièrement reversés à l’association Les Baroudeurs de l’Espoir, qui œuvre pour l’éducation et la santé mentale des enfants par le sport au Proche-Orient.
Comment avez-vous été accompagné par la Ville pour donner vie à ce projet ?
Je suis accompagné par Suresnes information jeunesse et le dispositif Actif’jeunes. Cela m’a permis de passer d’une simple idée à un pro jet concret avec une programmation, des partenaires (comme le Lions Club de Suresnes), un budget, un lieu… Je bénéficie d’une aide financière et logistique de la Ville, qui met à disposition la salle des fêtes et qui m’accompagne pour communiquer sur le projet et le faire connaître aux Suresnois qui, je l’espère, viendront nombreux !
Propos recueillis par Léa Simic
Samedi 30 mai, de 16h30 à minuit, à la salle des fêtes. Entrée gratuite. Sur place : vente d’œuvres, stand de restauration et de boissons