Témoignages de Suresnois engagés

« Engagement, don de soi, passion… » Des Suresnoises et Suresnois partagent leur expérience personnelle et enrichissante. À travers ces témoignages, découvrez ce qui pousse ces citoyens à consacrer une partie de leur vie au service des autres et au bien vivre ensemble, ainsi que les effets positifs qui en découlent, pour le collectif mais également pour eux-mêmes.

Suresnois depuis 2018, Raphaël Guillemont a choisi de devenir membre du conseil de son quartier il y a 3 ans, pour contribuer avec et pour la commune au développement de celle-ci : « comprendre la ville où je vis, c’est très important pour moi. C’est aussi un moyen de faire communauté. » Pour lui, être membre du conseil de quartier, c’est donc avant tout l’occasion d’échanger, (re)nouer le dialogue entre les citoyens, se mettre à la place de l’autre pour construire ensemble. Construire mais aussi vivre ensemble, penser l’espace en fonction du quotidien des suresnois pour l’y adapter et mieux le partager.

Raphäel Guillemont
Membre du conseil de quartier Centre-Ville

(c) DR

Photo Yazid Menour / Ville de Suresnes
« L’engagement, je crois que c’est dans mon ADN » : pour Shéhérazade Boyer-Tami, fondatrice de l’école La danse des femmes, s’engager est une manière de se rendre utile, « d’améliorer le monde et d’avoir un impact sociétal positif ». En plus d’avoir créé l’école en 2010, qui propose une approche à la fois artistique et spirituelle pour aider les femmes à révéler leur plein potentiel à travers la danse, Shéhérazade est
également directrice générale de l’institut Raphaël, où elle donne des cours de danse thérapeutique, pour des adultes et des enfants atteints de cancers. Le but est de « se retrouver, de ne pas être à distance de son corps, de prendre conscience de ses possibilités et de se révéler grâce à la danse ».Shéhérazade Boyer-Tami
Fondatrice de La danse des femmes
« Quand on m’a proposé de prendre le secrétariat de l’association en 2012, j’ai accepté, avec l’espoir de faire avancer le sujet des mobilités douces à Suresnes. J’assure l’accueil des nouveaux adhérents et la gestion de la messagerie et du site web. J’assiste également aux réunions avec la mairie, avec laquelle nous entretenons un dialogue constructif. Cela demande du temps mais, en contrepartie, j’ai le sentiment de contribuer à des avancées utiles à la collectivité : la rénovation de la piste cyclable du pont de Suresnes, dossier complexe qui a demandé beaucoup de travail, est l’une de nos plus grandes satisfactions. C’est gratifiant de voir que les sujets avancent. »Aline Doucet
Secrétaire bénévole de l’association Cyclonade

Photo Yazid Menour / Ville de Suresnes

Photo Yazid Menour / Ville de Suresnes
Charlie et Elohan, 12 ans, sont devenus membres du Conseil communal des jeunes il y a 3 ans, poussés par l’envie de se rendre utiles et d’améliorer, à leur échelle, la ville dans laquelle ils vivent. Et pour cause, ces jeunes ont vu leur investissement récompensé l’année dernière par le Prix de l’engagement citoyen, décerné par l’Ordre national du Mérite. « Ça montre que j’ai activement aidé ma ville », témoigne Elohan. Aider les autres, bien sûr, mais s’engager est aussi pour eux le moyen de grandir : « j’ai dû apprendre à écouter, à prendre du recul pour travailler en groupe », explique Elohan. Charlie, quant à elle, y a trouvé l’opportunité de dépasser sa timidité : « avant, je restais avec mon idée dans mon coin. Aujourd’hui, j’ose m’exprimer, donner mon avis. »

Charlie et Elohan
Membres du CCJ

« Le bénévolat nous booste ! »
Fouiller, classer, numériser… La joyeuse bande de la Société d’histoire de Suresnes ne s’économise pas pour faire vivre l’histoire de Suresnes. Si tous ont en commun un lien particulier avec cette ville qui les a vus naître, grandir ou fonder une famille, chacun a une bonne raison de s’investir, parfois à raison de plusieurs heures par jour. « Je n’ai pas d’attrait particulier pour l’histoire, reconnaît volontiers Lorenne Rio, qui a eu
une boutique à Suresnes pendant 25 ans.J’ai en revanche une appétence pour les gens. Je m’enrichis au contact des vies différentes de la mienne. » « Je suis passionné d’histoire militaire, témoigne de son côté René Normand, le doyen du groupe. Ce qui me motive ? Le désir d’enrichir le patrimoine. » Apprendre, toujours apprendre Transmettre, se sentir utile, faire des rencontres… Les motivations sont diverses mais le constat est unanime : être bénévole maintient en forme ! « On apprend sans cesse, on développe des compétences historiques, informatiques… Ça nous booste ! », sourit Jean-Marie Maroille, le président de l’association. « Arrivé à la retraite, il est facile de rester dans son coin et de se renfermer sur soi-même. Le bénévolat permet de donner de soi, de s’ouvrir aux autres, d’être actif, estime Alain Richard, trésorier. Ne restez pas devant votre télé, c’est mauvais pour la santé ! ».Société d’histoire de Suresnes

Photo Yazid Menour / Ville de Suresnes

 

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