Ils ont fait le choix du compostage

Composter les déchets alimentaires n’est pas obligatoire mais c’est aujourd’hui une solution très efficace pour réduire la quantité de déchets jetés dans les poubelles de nos cuisines, dont ils représentent 25 % du bac gris. Des Suresnois s’engagent dans la démarche du compostage collectif. C’est une façon de s’impliquer concrètement dans la transition écologique tout en créant du lien social, puisque leur rôle est de sensibiliser et d’accompagner leurs voisins.

Un composteur collectif dans la résidence

Lorsqu’il a été sollicité par sa voisine, Marie Legrand, pour installer un composteur collectif au sein de leur résidence composée de 5 maisons de ville, rue des Chênes, Arnaud Treille a accueilli la proposition avec un grand intérêt. Syndic bénévole, il a soumis l’idée à ses voisins, qui ont tous adhéré avec enthousiasme. Après
validation de leur projet par le bureau d’étude Organeo en mai 2023, le duo est formé au compostage pendant une journée afin de devenir « référents ». Trois audits de suivi ont été réalisés en 2024. « Nous avons été très bien accompagnés ! Et c’est une aventure collective, car il y a une vraie cohésion autour de ce projet. Nous réduisons nos déchets, nous les valorisons, nous nous servons du compost pour nos plantes communes : ce n’est pas très compliqué et c’est gratifiant ! »
— Arnaud Treille

Faire son compost à la maison de quartier des Sorbiers

Fondatrice de l’Association Une seconde nature en ville, Ixchel Garces–Escamilla multiplie les actions avec des bénévoles pour sensibiliser les Suresnois au compostage et les encourager à utiliser le composteur de la maison de quartier des Sorbiers. Porte à porte, rencontres au marché et dans la rue… La volonté est là, mais, malheureusement, le public n’est pas encore au rendez-vous. « La Ville nous soutient. Elle nous fournit de la matière sèche et le composteur a été renouvelé l’an passé. Il faudrait qu’une quarantaine de foyers l’utilise. Or, pour l’instant, il n’y en a qu’une quinzaine. J’encourage donc les habitants à utiliser ce composteur pour créer un cercle vertueux. »
— Ixchel Garces–Escamilla

Une bonne manière de créer du lien

En 2021, Olivier Kneppert quitte son emploi de routier pour se réorienter dans l’aménagement paysager. En parallèle de cette reprise d’études, ce passionné de nature se forme pour devenir guide puis maître composteur bénévole : « C’est en lien avec le métier que je vise. Cet engagement, c’est une corde de plus à mon arc », explique-t-il. Aujourd’hui en BTS agricole, il intervient à Suresnes pour accompagner les habitants dans l’utilisation des composteurs collectifs : « Mon rôle est d’expliquer comment cela fonctionne, pourquoi c’est important de composter. Il faut faire de la pédagogie, déconstruire de fausses croyances parfois. C’est aussi une bonne manière de créer
du lien. »
— Olivier Kneppert

 

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