Nul ne peut exécuter des travaux sur la voie publique sans avoir reçu au préalable une autorisation d’occupation du domaine public routier, permission de voirie ou accord technique ou permis de stationnement accompagné si nécessaire d’un arrêté de circulation fixant les conditions techniques d’exécution des travaux.
Permis de stationner et permission de voirie
Le permis de stationner autorise l’occupation sans ancrage au sol. Il concerne :
l’installation d’échafaudages ou de palissades
la pose de benne à gravats
le dépôt de matériaux nécessaires à un chantier
le stationnement provisoire d’engins ou de baraques de chantier
le stationnement de grues
la mise en place de mobiliers commerciaux
La permission de voirie est nécessaire pour une occupation avec ancrage au sol et pour des travaux qui modifient le domaine public. Il peut s’agir, par exemple, de la création d’une abaissée de trottoir (ou d’entrée charretière), d’un accès à une propriété privée ou d’un garage, de la pose de canalisations et autres réseaux souterrains, de l’installation de clôtures ou de palissades de chantier scellées au sol…
Si l’emprise au sol concerne les quais de Seine, il appartient au Département d’instruire le dossier et d’en autoriser l’occupation (le dossier devra être transmis au Département des Hauts-de-Seine : voirienord@hauts-de-seine.fr).
Si le chantier impacte la circulation publique, la demande doit être complétée par une demande d’arrêté de circulation.
Arrêtés de circulation et/ou de stationnement
Si la réalisation des travaux, ou l’occupation du domaine public, nécessite d’interrompre ou de modifier la circulation et/ou le stationnement, il est nécessaire d’en obtenir l’autorisation par un arrêté temporaire de circulation.
Les restrictions de circulation peuvent prendre l’une des formes suivantes :
fermeture totale d’une route à la circulation
circulation alternée par feux tricolores ou manuellement (neutralisation d’une voie)
basculements de circulation sur la chaussée opposée pour les routes à chaussées séparées
neutralisation de place de stationnement
limitations de vitesse, de gabarit, de poids…
Modalités de dépôt des dossiers
Toute demande doit faire l’objet d’un dépôt sur la plateforme dédiée. Pour accéder à ce service, la création d’un compte utilisateur (téléchargez le tutoriel ici) est obligatoire.
Conformément au règlement de voirie de la commune, les dossiers doivent être transmis 3 semaines avant la date d’application souhaitée. Si ce délai n’est pas respecté, les demandes seront automatiquement rejetées.
Autorisation d’occupation du domaine public pour travaux :
K-bis de la société à facturer
Plan de situation à l’échelle 1/10 000 ou 1/20 000e
Plan de localisation précis à l’échelle 1/1 000 ou 1/ 2 000e
Photo de l’emplacement
Plan coté de l’occupation du sol pour les palissades, échafaudages, bennes et autres avec indication du cheminement piétons restant.
Autorisation d’occupation du domaine public pour du mobilier commercial :
K-bis de la société à facturer
Plan côté de la terrasse faisant apparaitre le mobilier (tables, chaises, jardinières, chevalet, desserte…)
Photo du mobilier, coloris et matériaux
Plan en élévation de la façade
Visuel de la terrasse projetée
Note descriptive de l’installation
Photos des places de stationnement à neutraliser (terrasses éphémères)
Arrêté de circulation et de stationnement :
Cheminement rétréci sur trottoir : plan indiquant les mesures du chantier et du cheminement piéton restant
Cheminement dévié sur trottoir : plan de déviation
Place de stationnement neutralisée : photo des places concernées
Chaussée rétrécie : plan de balisage
File de circulation neutralisée : plan de balisage
Circulation déviée : plan de déviation
Tout dossier incomplet fera l’objet d’un refus. Il conviendra de redéposer une demande en tenant compte des éléments manquants.
Redevance d’occupation du domaine public
Certaines occupations sont soumises au paiement de droits de voirie fixés par le Conseil municipal. Nous vous invitons à prendre connaissance de la délibération instituant le montant des redevances d’occupation du domaine public. Plus d’infos ici.
Affichage des actes
Autorisation d’occupation du domaine public : L’autorisation doit être affichée de façon visible depuis la voie publique sur le lieu du chantier ou la devanture de l’établissement pour les occupations commerciales
Arrêté de circulation : L’arrêté doit être affiché le jour effectif de la neutralisation, de façon visible sur les barrières fermant la voie à la circulation
Arrêté de stationnement : L’arrêté doit être affiché de façon visible à proximité directe des places neutralisées, sept jours avant la date effective de neutralisation accompagné des panneaux réglementaire B6a1 et M6a par l’entreprise en charge ou le bénéficiaire de l’opération. L’affichage peut être fait sur tout mobilier urbain sous réserve de ne pas endommager celui-ci.
Taxes sur l'utilisation de véhicules de tourisme à des fins économiques (ex-TVS)
Vérifié le 29/03/2023 - Direction de l'information légale et administrative (Première ministre)
La taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 taxes : la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur l'ancienneté du véhicule. Toute entreprise et non plus seulement les sociétés, doit payer ces taxes sur les véhicules de tourisme affectés à des fins économiques. Elles concernent les voitures destinées principalement au transport de personnes. Les barèmes de tarif restent identiques, mais le calcul et le paiement se font annuellement et non plus par trimestre.
Les 2 taxes suivantes doivent être payées pour chaque véhicule :
Taxe annuelle sur les émissions de CO₂ : elle est déterminée en fonction du taux d'émission de CO₂, de la date de mise en circulation et dans certains cas selon la puissance fiscale.
Taxe annuelle sur l'ancienneté du véhicule : elle est déterminée en fonction du type de carburant et de la date de mise en circulation.
Toute société et toute entreprise individuelle (EI) qui utilise ou possède des véhicules de transport de personnes dans le cadre de son activité économique, est concernée par ces taxes.
Selon le type de véhicule
Les 2 taxes concernent les véhicules suivants :
Immatriculés dans la catégorie M1, c'est-à-dire les voitures particulières (avec la mention VP inscrite sur la carte grise, désormais appelée certificat d'immatriculation). Ils ont pour but de transporter des personnes et ne possèdent pas plus de 8 places assises.
Immatriculés dans la catégorie N1 , c'est-à-dire les véhicules de moins de 3,5 tonnes de type camionnettes qui peuvent transporter à la fois de petites marchandises et des personnes. La carte grise porte la mention camionnette ou le code BB en case J2. Ils doivent disposer d'au moins 2 rangs de places assises.
Selon l'utilisation du véhicule
Les 2 taxes concernent les véhicules dont les caractéristiques techniques les destinent uniquement ou principalement au transport de personnes.
Exemple
Il s'agit typiquement de la voiture de fonction d'une entreprise, même si elle est utilisée occasionnellement à des fins privées.
Les véhicules sont concernés s'ils répondent à l'une des situations suivantes :
Ils sont possédés ou pris en location de longue durée (au minimum 30 jours consécutifs) par l’entreprise et sont immatriculés en France.
L’entreprise prend à sa charge totalement ou partiellement les frais engagés par une personne physique pour leur acquisition ou leur utilisation du véhicule. Ils circulent sur la voie publique du territoire national.
Ils circulent sur la voie publique du territoire national pour les besoins de la réalisation d’une activité économique (hormis les véhicules utilisés exclusivement pour la démonstration commerciale par les concessionnaires, hormis ceux prêtés dans le cadre d'un contrôle technique et ceux ayant une immatriculation provisoire avec un certificat « W garage »).
En fonction de l'usage du véhicule
Les véhicules destinés exclusivement aux activités suivantes sont exonérés des 2 taxes :
Vente, par exemple les voitures des négociants en automobile, concessionnaires
Location, dans le cadre d'une entreprise de location de véhicules
Transport de personnes en fauteuil roulant pour les véhicules accessibles aux fauteuils roulants
Transport à la disposition du public : taxis et VTC, par exemple
Enseignement de la conduite automobile (auto-école) et de conduite de pilotage sportif
Compétitions sportives
Utilisés par les centre de contrôles techniques
Utilisés par les associations à but non lucratif
Conçus pour un usage exclusivement commercial (exemple une camionnette food-truck) ou industriel
En fonction de la source d'énergie du véhicule
Un véhicule qui fonctionne uniquement à l'énergie électrique, à l'hydrogène, ou une combinaison des deux, est exonéré.
Le certificat d'immatriculation (carte grise) doit comporter dans la case P3, soit la mention H2 (hydrogène) soit la mention EL (électricité) soit HE ou HH (combinaison des deux).
En fonction du montant des aides reçues
Toute entreprise individuelle peut bénéficier d'une exonération s'il ne dépasse pas le seuil des aides dites de minimis correspondant à son secteur d'activité.
Cet encadrement européen fixe un seuil d'aides d'État de faible montant à ne pas dépasser pour une même entreprise sur 3 exercices fiscaux glissants (exercice fiscal en cours et les 2 exercices précédents) :
Seuils des aides de minimis
Secteur
Seuil à respecter sur 3 exercices fiscaux glissants
Tous les secteurs (sauf exceptions)
200 000 €
Transport de marchandises par route pour compte d’autrui
100 000 €
Agriculture
20 000 €
Pêche et aquaculture
30 000 €
Sont aussi concernés par une exonération les véhicules conçus exclusivement pour un usage agricole ou forestier, à condition que l'entreprise respecte la règle des minimis.
La taxe sur l'ancienneté reste due, mais celle sur les émissions de CO2 n'est pas exigée pour les véhicules hybrides qui remplissent des critères liés à la source d'énergie et au niveau d'émissions de CO2.
La source d'énergie des véhicules doit combiner l'un des deux critères suivants :
L'électricité ou l'hydrogène d'une part, et d'autre part le gaz naturel, le gaz liquéfié, l'essence ou le superéthanol E85
Le gaz naturel ou le gaz de pétrole liquéfié d'une part, et d'autre part l'essence ou le superéthanol E85
Les émissions de CO2 du véhicule doivent également remplir l'un des critères suivants :
Pour les véhicules immatriculés à partir du 1er mars 2020 (procédure d'immatriculation WLTP), les émissions de CO2 ne doivent pas excéder 60g/km
Pour les véhicules immatriculés entre le 1er juin 2004 et le février 2020 et non affectée à des fins économiques avant le 1er janvier 2006 (procédure d'immatriculation NEDC), les émissions ne doivent pas excéder 50g/km
Pour les autres véhicules (immatriculés avant 2004 ou affectés à des fins économiques avant 2006), la puissance administrative (ou fiscale, inscrite en case P2 de la carte grise) ne doit pas excéder 3 CV (chevaux fiscaux)
Les émissions de CO2 ou la puissance administrative ne doit pas excéder le double des seuils mentionnés ci-dessus et l'ancienneté du véhicule (déterminée à partir de sa date de 1re immatriculation) n'excède pas 3 années
La période d'imposition s'étend du 1er janvier au 31 décembre de chaque année.
Ces taxes sont payées pour l'utilisation faite du véhicule l'année précédente.
Le calcul de ces nouvelles taxes s'effectue selon le nombre de jours d'utilisation du véhicule dans l'année.
Leur calcul s'effectue de la manière suivante :
(durée de l'affectation du véhicule en France à des fins économiques/nombre de jours de l'année civile) x tarif annuel de la taxe
Taxe annuelle sur les émissions de CO2
Son calcul est différent selon la catégorie à laquelle le véhicule appartient :
Si le véhicule à été immatriculé pour la première fois en France à partir de mars 2020, il relève du nouveau dispositif d’immatriculation (WLTP). Le calcul se fait en fonction des émissions de CO₂.
Si le véhicule est possédé ou utilisé par une entreprise depuis janvier 2006 et dont la première mise en circulation a eu lieu après le 1er juin 2004 (jour compris) alors il relève du dispositif NEDC. Le calcul se fait en fonction des émissions de CO₂.
Pour les autres véhicules, le calcul se fait en fonction de la puissance fiscale (chevaux fiscaux).
Tarif annuel en fonction des émissions de CO₂
Taux d'émission de dioxyde de carbone (CO₂)
Tarif applicable aux véhicules relevant du nouveau dispositif d'immatriculation (WLTP)
Tarif applicable aux véhicules ne relevant pas du nouveau dispositif d'immatriculation (NEDC)
Le tarif en fonction de la puissance fiscale concerne les véhicules qui ne relèvent pas des 2 autres catégories précédentes :
Tarif en fonction de la puissance fiscale
Puissance fiscale (en chevaux-vapeur, CV)
Tarif
Jusqu'à 3
750 €
De 4 à 6
1 400 €
De 7 à 10
3 000 €
De 11 à 15
3 600 €
À partir de 16
4 500 €
Taxe annuelle sur l'ancienneté
Ce barème tient compte des différences de niveaux de pollution émise par les véhicules selon leur type de motorisation et selon leur année de mise en service, notamment pour les véhicules diesel.
Tarif en fonction de l'ancienneté
Année de mise en circulation
Essence et assimilé
Diesel (gazole) et assimilé
Jusqu'au 31 décembre 2000
70 €
600 €
De 2001 à 2005
45 €
400 €
De 2006 à 2010
45 €
300 €
De 2011 à 2014
45 €
100 €
À partir de 2015
20 €
40 €
Le véhicule immatriculé à partir de mars 2020 qui combine électrique et diesel est assimilé à un véhicule uniquement diesel lorsqu'ils émettent plus de 120 g/km de CO2.
Les autres véhicules qui combinent électrique et diesel sont assimilés à un véhicule uniquement diesel lorsqu'ils émettent plus de 100 g/km de CO2.
Exemple
Une entreprise possède depuis le 1er janvier 2014 un véhicule diesel mis en circulation le 30 juin 2009. Il émet 230 grammes de CO2par kilomètre. Il ne relève pas du nouveau dispositif d’immatriculation.
Le montant annuel dû pour ce véhicule est de 5 705 €.
Abattement si l'entreprise octroie un remboursement des frais kilométriques
Concernant les véhicules possédés ou pris en location par les salariés ou les dirigeants bénéficiant du remboursement des frais kilométriques :
Un coefficient pondérateur est appliqué au tarif normal en fonction du nombre de kilomètres remboursés par l'entreprise à chaque salarié ou dirigeant.
Un abattement de 15 000 € est ensuite appliqué sur le montant total de la taxe due sur l'ensemble des véhicules possédés ou loués par les salariés ou les dirigeants de l'entreprise.
Coefficient appliqué selon le kilométrage remboursé
Coefficient applicable au tarif liquidé
Jusqu'à 15 000 km
0 %
De 15 001 à 25 000 km
25 %
De 25 001 à 35 000 km
50 %
De 35 001 à 45 000 km
75 %
À partir de 45 001 km
100 %
Exemple
Un dirigeant utilise à des fins professionnelles un véhicule pour 16 000 km dans l'année. Il faut alors appliquer le coefficient pondérateur de 25 % sur le coût de la taxe, puis soustraire à ce montant 15 000 €. Si le résultat est inférieur à zéro, la taxe due est nulle.
À noter
Cet abattement est conditionné au règlement des aides des minimis. Les seuils définis dans le tableau ci-dessus dans le chapitre sur les exonérations est applicable.
Régime d'imposition en matière de TVA
Concernant les formalités déclaratives et le paiement de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ et de la taxe annuelle sur l’ancienneté des véhicules, ceux-ci dépendent du régime d'imposition de l'entreprise en matière de TVA :
Les redevables soumis au régime réel normal d'imposition ou les non redevables de la TVA doivent déclarer les taxes sur le formulaire n°3310 A, annexe à la déclaration de la TVA. Cette annexe est à déposer au cours du mois de janvier suivant la période d'imposition.
Les redevables relevant du régime simplifié d'imposition en matière de TVA doivent déclarer les taxes sur le formulaire n°3517 qui doit être déposé au titre de l'exercice durant lequel la taxe est devenue exigible. Ce formulaire doit donc être déposé dans les 3 mois de la clôture de l'exercice si celui-ci ne se clôture pas au 31 décembre ou le 3 mai dans les autres cas.
Déclaration et paiement se font exclusivement par voie électronique sur le site des impôts.
À noter
Des fiches d’aide au calcul (formulaire n°2857-FC-SD et formulaire n°2858-FC-SD) sont disponibles sur impots.gouv.fr. Ces fiches peuvent, le cas échéant, être demandées par l’administration fiscale.
Dispense de déclaration
L'entreprise est dispensée de cette déclaration lorsque le montant des frais kilométriques remboursés est inférieur ou égal à 15 000 €.
Elle l'est également lorsque le montant de la taxe dû est nul (égal à zéro). L'absence de déclaration vaudra constatation de cette taxe.
Obligation d'établir un état récapitulatif des véhicules affectés
Les entreprises doivent désormais tenir, pour chacune des taxes dont elles sont redevables, un état récapitulatif annuel des véhicules affectés à leur activité et entrant dans le champ des taxes sur l'affectation des véhicules à des fins économiques.
Cet état récapitulatif répertorie, de plus, pour chaque véhicule affecté, les informations suivantes :
Paramètres techniques (motorisation...)
Date de première immatriculation et la date de première immatriculation en France
Conditions de l'affectation
Périodes d'affectation.
L'état récapitulatif a pour but de rassembler les informations nécessaires au calcul des taxes sur l'affectation des véhicules à des fins économiques. Il doit être à jour au plus tard à la date de la déclaration. L'administration fiscale peut y avoir accès en cas de nécessité. Cet état lui sera communiqué à la première demande de l'administration.
À noter
Les véhicules exonérés doivent être présentés distinctement par motif d'exonération.