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Service État Civil

2, rue Carnot
92150 SURESNES
Tél. : 01 41 18 16 10

 Ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h et de 13h30 à 18h (17h le vendredi, fermé le jeudi matin).
 Une permanence est assurée le jeudi de 18h à 19h et le samedi de 9h à 12h.

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Cimetières

Les cimetières de Suresnes

Cimetière Carnot

Adresse : 4, Rue du Clos des Ermites - 92150 SURESNES
Horaires :
- du 1/04 au 15/10 : 9h à 18h
- du 16/10 au 31/03 : 9h à 17h

Cimetière Voltaire

Adresse : 4, Rue Voltaire - 92150 SURESNES
Horaires :
- du 1/04 au 15/10 : 9h à 18h
- du 16/10 au 31/03 : 9h à 17h

Cimetière des Bulvis

Adresse : 108, Route de l'Empereur / 4-8, Chemin de la Grille Verte - 92500 RUEIL-MALMAISON
Horaires :
- du 1/04 au 15/10 : 9h à 18h
- du 16/10 au 31/03 : 9h à 17h

Télécharger le livret : 

Les cimetières de la Ville de Suresnes (pdf - 971,77 ko)

 

Trouver une sépulture

A partir du nom de famille, le service en ligne "Requiem" permet de trouver le cimetière et l'emplacement de la concession.
Une cartographie des lieux est proposée, pouvant être imprimée ou envoyée par courriel.
Accéder à Requiem

 

De l’Histoire … aux petites histoires

Si les cimetières sont associés à la notion de disparition et donc de chagrin, ils n’en demeurent pas moins des lieux d’histoires qui peuvent révéler de très jolis moments de vie passée… de célébrités ou d’illustres inconnus !

Même si on lui pose souvent la question, le conservateur du cimetière de Suresnes est bien obligé de répondre par la négative : « Non, Adèle Hugo, la fille de Victor Hugo, bien que décédée dans une maison de santé à Suresnes, n’est pas enterrée ici.  »

Beaucoup de célébrités ont rendu leur dernier soupir à Suresnes : soit parce qu’elles figuraient parmi les héros de la Résistance fusillés au Mont Valérien comme Honoré d’Estienne d’Orves (1901-1941) le journaliste et homme politique Gabriel Péri (1902-1941), ou encore le poète résistant Missak Manouchian (1906-1944) soit parce qu’elles ont été soignées à l’Hôpital Foch, comme le jeune chanteur Grégory Lemarchal, mort d’une mucoviscidose en 2007, ou Pierre Bachelet (1944-2005), célèbre pour avoir immortalisé en chanson les corons. D’autres ont défrayé la chronique internationale, comme Shapour Bakhtiar, premier ministre iranien, sous le Shah qui fut assassiné en 1991à Suresnes ou Jacques Faizant, célèbre dessinateur humoristique, disparu en 2006. Mais bien souvent, les corps des défunts ont ensuite été inhumés dans leur région d’origine.  

Si on met de côté le cimetière américain et l’ancien cimetière dit « romantique» dans l’enceinte du Mont Valérien, qui ont un statut à part, la ville compte aujourd’hui trois cimetières municipaux.

Peu de personnalités dont la notoriété aurait traversé les âges y sont enterrées : l’écrivain Laure de Surville (1800-1871) sœur préférée de l'écrivain Honoré de Balzac, n’est qu’à quelques travées de l’exploratrice Isabelle Massieu (1844-1932) qui laissa plusieurs récits de voyage racontant ses périples d’infatigable aventurière en pirogue ou à cheval, première européenne à pénétrer au Népal et en Indochine en 1897.

En revanche, ils doivent avoir des attraits particuliers pour les artistes : on y compte en effet plusieurs voix célèbres. Dans l’ancien cimetière rue Carnot, le baryton Théophile Manoury (1846-1908) qui triompha à l’Opéra de Paris, repose non loin de François-Pierre Villaret, (1830-1896) qu’il croisa peut être au cours de sa carrière puisque ce dernier fut le premier ténor de l’Opéra de Paris de 1863 à 1882. Son monument est d’ailleurs une lyre en bronze, repérable de loin. De même, les deux chanteurs auraient-ils pu se retrouver sur scène avec la cantatrice Marie-Joséphine Picquet Wild (1826-1898), enterrée quelques allées plus loin et qui connut elle aussi son heure de gloire à l’Opéra.

Même le nouveau cimetière, rue Voltaire qui jouit d’une magnifique vue sur tout Paris, a son quota d’artistes : Félix Oudart, (1881-1956) chanteur d’opérettes côtoie à six pieds sous terre Marcel Herrand (1897-1953), homme de théâtre qui fonda la compagnie du Rideau de Paris et codirigea le théâtre des Mathurins.  Tous ont sûrement profité de la construction du chemin de fer en 1839 qui mettait la banlieue ouest à quelques stations de l’Opéra et des théâtres. C’est ici que repose également l’inventeur du moteur à explosion, le suresnois Fernand Forest (1852-1914).

Parmi les personnalités locales, on compte beaucoup d’anciens maires de la ville dans l’ancien cimetière, dont, entre autres, Pierre-Marie Sentou, maire de 1832 à 1840, Raymond Cosson, maire de 1953 à 1956, et bien sûr Henri Sellier (1883-1943) maire de la ville de 1919 à 1941.

Figurent aussi Charles-Frédéric Worth (1826-1895) couturier de l’impératrice Eugénie, qui créa le concept de la haute-couture en étant le premier à utiliser comme modèles de véritables mannequins défilant en salon ; la famille Sala, dont la dernière descendante Cécile Sala, fit legs à la ville de toute sa fortune afin de créer une association d’aide aux personnes malvoyantes mais aussi le dernier vigneron privé de Suresnes, le bien nommé Robert Joyeux (1910-1995) dont la maman s’appelait… Devigne. A quelques travées, deux officiers et onze soldats tombés à la bataille de Buzenval (1871) reposent à côté d’un soldat allemand : c’est désormais un obus en ciment qui orne leur sépulture. Le véritable obus qui la décorait à l’origine a été dérobé –et remplacé- à deux reprises….

Parfois beaucoup moins célèbres, mais juste remarquables par la qualité ou l’originalité de leur pierre tombale, certaines sépultures invitent à la rêverie. Ainsi celle d’une gracieuse jeune fille accoudée tristement à une colonne orne le caveau Germain-Amodéo tandis que la tombe en granite d’Augustine Trochery, (1856-1887) est surmontée d’une sculpture en bronze représentant le corps de la jeune femme en gisante, une rose à la main. La légende dit que sa mort soudaine affecta tellement le sculpteur dont elle était l’amante que ce dernier moula le corps de sa bien-aimée sur son lit de mort afin d’en faire une statue creuse…Un peu plus loin, la barque renversée de l’amiral Jean-Baptiste Philibert Willaumez (1763-1845), qui participa à la guerre d’indépendance américaine, pair de France sous Louis Philippe, évoque le passé de marin de celui qui explora la Nouvelle Calédonie, l’Australie et la Tasmanie. Nul ne sort de Suresnes qui souvent n’y revienne…

 

Concessions : une durée de vie limitée  

Les cimetières connaissent un regain de fréquentation aux alentours de la Toussaint. C’est aussi à cette période de l’année que les services municipaux en charge de l’entretien des cimetières, peuvent entrer en contact avec les familles afin de renouveler les concessions.

A Suresnes, il existe trois types de concessions : les concessions individuelles de 10 ans (uniquement en pleine terre), les concessions familiales de 30 ans (en pleine terre ou en caveau) et enfin les concessions de 5 ans, gratuites pour les indigents. Quel que soit le type de concessions, elles peuvent être renouvelables à leur échéance après accord du conservateur. Le concessionnaire ou ses ayants droit ont deux ans pour demander le renouvellement après l’échéance. Au-delà de cette date, la concession revient à la ville. Mais en général, il y a  une certaine bienveillance qui fait que plusieurs années s’écoulent avant que la concession ne retombe dans l’escarcelle de la ville.

Entre 50 et 80 plaques signalant la prochaine expiration de la concession sont apposées chaque année vers la fin octobre afin d’alerter les familles.  

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