Vous êtes dans : Accueil La Ville Patrimoine Les industries

Les industries

Avant la première guerre mondiale, Suresnes accueillait déjà quelques industries, avec notamment des blanchisseries, des teintureries et une biscuiterie, Olibet, implantée depuis 1880.

En 1893, l'entreprise La Gallia inaugurait la fabrication de tubes en acier sans soudure, en pratiquant l'étirage et l'emboutissage des métaux.

Le département de la Seine, alors première région industrielle de France, conforta son processus d'industrialisation au sortir de la grande guerre. Suresnes favorisa l'installation des industries de pointe sur les berges de la Seine, comme l'aéronautique, l'automobile et la radiotechnique. C'est en 1915 que Louis Blériot fit construire ses vastes ateliers et jeta les bases de l'industrie aéronautique française.

A l'image de Blériot, de nombreux ateliers se transformèrent en usines : Darracq qui en dix ans, passe d'un petit atelier à une surface de 22 000 m2, mais aussi Latil et Talbot qui ne cessent de s'agrandir. Citroën installe son parc aux aciers et ses bâtiments pour les matrices. Saurer démarre en 1910 la fabrication de poids lourds, camions et cars avant d'être repris par Unic. Des ateliers de mécanique et de fonderie enfin, participent à ce développement industriel, particulièrement dans le cadre de la sous-traitance. Cette mutation économique aura pour conséquence un accroissement de l'activité diurne et nocturne, provoquant de nombreuses plaintes de la part des riverains !

L'industrialisation de la ville n'eut pas que des désagréments : ainsi les effluves de certaines industries de luxe fleurissaient agréablement l'air suresnois ! A partir de 1905, Coty crée des parfums d'une qualité incontestable qui, associés aux flacons Lalique, assurent le rayonnement du savoir-faire français à l'étranger. D'autres noms célèbres comme Coryse-Salomé ou Volnay parfument encore la mémoire de Suresnes.

Certains de ces grands noms comme Coty ou Volnay, ont disparu depuis les années trente. D'autres sont restés en changeant de nom (ainsi Blériot devenu EADS), ou leur ont succédé en assurant l'avenir économique de Suresnes.

Partager :